Non, vous ne pouvez toujours pas appeler un ami … 

(Lire ou relire notre 1er billet sur les questions pièges c’est par ici )


questions pièges en entretien de recrutement

Questions pièges en entretien de recrutement

Dans un 1er billet (très consulté et partagé, un grand merci à nos lecteurs) consacré aux questions pièges en entretien, l’équipe d’Hyperbolyk vous a proposé une série d’astuces et de conseils pour déminer  le terrain.

Alors en substance le message que souhaitions passer c’est que les questions pièges en entretien sont souvent liées au fait que les candidats sont mal préparés (et les recruteurs pas suffisamment formés c’est vrai aussi). Ils ne sont pas au clair avec leurs projets professionnels, n’ont pas assez chercher à comprendre le besoin du recruteur, n’ont pas assez réfléchit à leurs motivations.

Il fallait donc une suite à notre premier billet.

La suite c’est une nouvelle série de questions, celles qu’on me demande systématiquement de traiter quand j’anime des séminaires « préparer ses entretiens de recrutement ». Si je tenais des statistiques je dirais qu’elles reviennent dans 95 % des cas.

Entretien de recrutement : guerre de tranchée ou dialogue constructif entre 2 professionnels ? 

Petit rappel de posture, on ne change rien à notre vision : l’entretien de recrutement c’est un échange, un dialogue, c’est le moment ou une personne (le recruteur) qui à un problème à résoudre va chercher à comprendre si vous êtes la personne (le candidat) qui peut lui résoudre son problème. Il va donc s’intéresser à vos compétences, mais pas que. Il va également vouloir à en savoir plus sur votre personnalité, sur vos motivations et sur la façon dont vous vous projetez au sein de son entreprise.

Cela passe parfois par quelques questions maladroitement posées que le candidat traduit comme « pièges ».

Un second billet donc sur les questions pièges en entretien avec 4 nouvelles grandes questions incontournables : c’est parti  !

Questions pièges en entretien : n° 1, parlez-moi de vous

Vous vous installez, le recruteur vous fait de grands sourires, vous vous sentez à l’aise et la première question arrive, elle claque comme un coup de revolver : « Et bien pour débuter cet entretien, pourriez-vous me parler de vous ? « . Il existe des variantes : « Qui êtes-vous?  » et même un laconique « Je vous écoute« .

Vos objectifs à ce moment là : précision, concision, dynamisme, envie. Comme dit l’adage, « on n’a pas 2 fois l’occasion de faire une bonne première impression ! ».

Vous devez donc voir dans votre caisse à outils une présentation de vos compétences clefs au regard du poste, quelques mots sur votre personnalité , et 2 infos sur vos activités extra-professionnelles qui tiennent en 3 minutes.

Pas questions de commencer par votre Bac mention bien en 1978, votre service militaire, ou vos premiers jobs d’été. Vous êtes ici pour parler du futur avec le recruteur, alors ne commencez pas par une long monologue « ma vie, mon oeuvre »…


Questions pièges en entretien : n°2, pourquoi devrais-je vous embaucher ? 

LA question piège ?

A chaque séminaire j’ai bien toujours un stagiaire qui me fait peu ou prou la réponse suivante  » Et bien c’est simple ma motivation pour ce poste est sans faille et je pense vous avoir démontré avoir toutes les compétences requises pour ce challenge !  »

Certes…Pourquoi pas… Mais nous on dit « pas glop ».

La question déguisée, celle que le recruteur veut réellement poser c’est  :

« Maintenant que vous connaissez nos impératifs sur ce poste, les enjeux, les objectifs, que pensez-vous de l’adéquation de votre candidature à notre besoin? Quels sont vos atouts pour ce poste, quels en seraient les points de vigilance ?  »

Voilà : à vous de répondre à cela. Cela suppose d’avoir été à l’écoute du recruteur et de son besoin et d’être au clair avec l’adéquation de votre profil aux attentes de l’entreprise.


Questions pièges en entretien : n°3, quelles sont vos prétentions salariales

La question salariale sera inévitablement abordée lors de l’entretien. Mais nous vous invitons vivement à laisser le recruteur vous interroger le premier à ce sujet. S’il doit y avoir plusieurs entretiens de recrutement, vous préférerez aborder ce sujet à partir du 2ème entretien.

Pour parler salaire vous pourrez évoquer vos derniers émoluments et annoncer ce que vous souhaitez par rapport à ce point de repère : 10% de plus, capable d’accepter 5 % de moins dans certaines conditions… à vous d’y réfléchir.

Questionnez également sur le « package rémunération », c’est à dire raisonnez avec les avantages en nature éventuels, avec la mise en place d’un variable, d’un 13 ème mois, « think global » (En anglais, pensez rémunération globale 🙂 ). Et vous évoquerez toujours vos montants en Brut Mensuel c’est une convention.

Evidement, avant l’entretien vous consulterez sur le web les guides salaires que l’on trouve aisément fin d’avoir à l’esprit une fourchette crédible. Vous préparerez également les arguments pour défendre votre demande : une équipe jeune à diriger, des objectifs ambitieux sur un marché saturé, des déplacements fréquents, l’absence de variable… bref argumentez le prix que vous demandez.


Questions pièges en entretien : n°4, avez-vous des questions  ? 

Evidemment vous en avez !

Pas question de répondre « ben non vous avez été clair, je n’ai pas vraiment de question ». La question sur « vos questions » c’est une sorte de question finale, celle que le recruteur va vous poser sous forme de conclusion.

( NDLR : Oui parce que le recruteur on lui a dit qu’il était important de  demander régulièrement du feed back au candidat.  Alors il ne l’a pas fait de tout l’entretien il se réveille et essaye enfin d’engager un véritable échange).

Soit vous en aviez préparé avant l’entretien, soit vous en avez trouvé à poser pendant l’entretien. Et donc vous les posez.

Par contre il se peut que durant l’échange celles-ci aient été traitées. Nous vous proposons de dire au recruteur que vous aviez une question sur X, une interrogation sur Z, et besoin d’un éclairage sur W et qu’il a déjà répondu à ces questions donc.

Cela montrera que vous aviez préparé votre entretien de recrutement.

Retournez ensuite la question au recruteur. Demandez lui si vous avez été clair dans vos propos, s’il souhaite que vous apportiez des précisions sur tel ou tel élément. L’occasion de lever les derniers doutes.

Les questions à poser ? Sur le poste en lui même (questions techniques, d’organisation, d’évolutions), sur l’équipe, sur les objectifs à atteindre, sur les évolutions internes et la culture managériale dans l’entreprise. Soyez curieux.


Serait-il raisonnable de vous donner rendez-vous pour un prochain article dédié aux questions pièges en entretien ? Nous avons vu ensemble l’essentiel. Mais écrivez-nous si certaines vous taraudent. Nous tacherons de vous éclairer.



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