Il suffit de regarder sur internet le nombre de sites de coaching en ligne existants pour se faire 2 remarques :

1 – il existe un réel marché du coaching et donc un vrai besoin (une demande)

2 – nous pourrions décomposer notre vie entière en « séquences de coaching »

Coaching accouchement > coaching éducation parentale > coaching cours particuliers > coaching orientation scolaire > coaching préparer son bac > coaching préparer sa prépa > coaching trouver un stage > coaching trouver son 1er job > coaching trouver son 2nd job > coaching rencontres >  coaching sportif > coaching perdre du poids > coaching se relooker > coaching être un bon amant > coaching mariage > coaching acheter son appartement > coaching divorce > coaching préparer sa retraite > coaching rencontres séniors > coaching préparer ses funérailles …

Si l’on peut légitimement se poser des questions sur certains types de coaching « absurdes », que penser du coaching professionnel ?

Le coaching professionnel, ou coaching de carrière, comme accélérateur de carrière : pourquoi pas vous?

Etymologie

Le mot coaching vient du français « coche », voiture.

Au milieu du 19ème siècle, l’argot universitaire anglais employait en effet le mot « coach » pour désigner un « répétiteur qui aide un étudiant en vue d’une épreuve » (l’entraînant comme une voiture), puis par extension la personne chargée de l’entraînement sportif d’une équipe.

Passé de l’enseignement au sport, le mot commence à être utilisé en France vers 1930.

Est-il utile d’être coaché lorsque loin souhaite retrouver un job, en changer, ou carrément changer d’orientation professionnelle. Filons la métaphore …

Le coaché est une personne qui veut atteindre le sommet d’une montagne mais qui se rend compte qu’il devra faire face à diverses difficultés – le vertige, la fatigue, et surtout cette falaise à pic de 300 m – et cette perspective entame sa détermination.

Pour atteindre son objectif, il peut s’adresser à un moniteur d’escalade (formateur), un guide (un conseil), s’insérer dans une cordée dirigée par un montagnard aguerri (un manager), en discuter avec un alpiniste célèbre (un mentor), solliciter l’aide d’un psychologue formé aux TCC (Thérapies Comportementales et Cognitives) pour surmonter sa phobie, consulter un psychiatre pour de se faire prescrire des médicaments contre l’angoisse (un thérapeute objectiviste) ou bien un psychanalyste afin de se demander pourquoi il veut grimper sur ce sommet malgré sa peur (un thérapeute subjectiviste).

Avec le professeur d’escalade, il aurait appris une technique pour résoudre chacun de ses problèmes : par exemple, passer cette falaise à pic de 300 m. Certains formateurs l’auraient initié aux pitons et aux cordes, tandis que d’autres lui auraient enseigné une approche plus libre, mais plus risquée. Le guide aurait quant à lui jugé de son niveau, puis aurait dit : « C’est par là. » Mais peut-être que notre coaché aurait-il été déçu de passer par les alpages plutôt que d’affronter la fameuse falaise à pic…

Le chef de la cordée ne se serait pas beaucoup intéressé au coaché, car il aurait eu hâte de parvenir au sommet : il se serait plaint de sa lenteur, mais aurait délivré parfois un avis utile.

L’alpiniste célèbre, pour sa part, aurait décrit la Montagne, sa grandeur, la joie de se dépasser en défiant la Nature, et lui aurait enseigné l’humilité nécessaire pour se permettre ce défi.

Le médecin aurait prescrit non seulement un produit contre le vertige, mais également un anxiolytique et, pourquoi pas, un bouquet de vitamines. Et, au terme d’une longue psychanalyse, le coaché aurait finalement découvert que le massif rocheux est une métaphore de la puissance paternelle qu’il n’ose affronter.

Finalement, notre alpiniste demandera à un coach de l’accompagner, espérant de lui une aide qui lui permettra de trouver en lui-même les solutions qui s’imposent.

Le coaching de carrière favorise une meilleure connaissance de soi et de ses aspirations.

La pratique est ancienne, son origine remonte à la Grèce antique et Socrate. Socrate nomme maïeutique, littéralement « l’art d’accoucher les esprits », le procédé utilisé pour permettre à ses interlocuteurs de découvrir des « vérités » qu’ils possèdent en eux-mêmes. Ces « vérités » ils doivent les découvrir grâce à un travail d’analyse, de questionnement, et de réflexion avec le philosophe.

Quand Ulysse partit pour son voyage, il confia l’éducation de son fils Télémaque à son ami Mentor. Mentor avait comme mission de montrer la voie à Télémaque (guide, vision), d’être présent quand il en avait besoin (soutien)…Il accompagna Télémaque durant les 20 années que dura le voyage d’Ulysse (alliance) en lui donnant la stabilité (confiance) et en élevant sa conscience pour passer à l’âge adulte (transition). Ainsi le coach peut s’envisager comme un guide qui accompagne un individu, un groupe ou une organisation dans un processus de changement (transition) en apportant le soutien nécessaire, en révélant le sens et la vision (catalyseur de sens), en permettant à celui ou celle qu’il accompagne de mettre à jour ses solutions (accélérateur de performance). (source : Les cahiers pédagogiques du centre international du coach).

Coaching professionnel : est-ce bien sérieux ?

Pour compléter notre éclairage et apporter un début de réponse à cette question,nous vous partageons les résultats synthétiques édition 2014 de l’enquête métier menée par la Plateforme des Coachs.

Cette étude questionne, auprès de 170 coachs professionnels, les thèmes suivants : supervision, formations de coachs, formation complémentaires au métier, cadre d’intervention, relation entre pairs, outils nouveaux…

Par cette approche la Plateforme des coachs se positionne comme un observatoire des tendances liées au métier, elle offre aux coachs la possibilité d’évoluer en même temps que leur pratique et les aide à définir plus précisément leurs axes de développement professionnel.

Voici les principales questions posées aux 170 coachs et la synthèse des réponses ensuite par DDT.

Pouvez-vous préciser quel type de formation continue avez-vous suivi (spécifique coaching ou pratiques complémentaires) ?

Les formations suivies spécifiques au coaching sont souvent des formations dispensées au sein du Centre, spécialisations, approfondissement et surtout revisite d’un atelier en tant que coach ressource. Lorsqu’il s’agit de formations  complémentaires cela oscille entre outils (Insight, MBTI, arc-en-ciel, jeux psychologiques, diagnostic managérial…) et la découverte d’autres cadres de références comme la CNV, l’élément humain, TOB…. .]

Pour quelle raison vous est-il arrivé de passer la main sur une demande de coaching ?

Nous passons la main, et c’est une bonne nouvelle, pour des raisons éthiques (coaching du N et N+1, absence de feeling ou trop grande proximité avec le  coaché…) et lorsque la demande relève d’un accompagnement de type thérapie.

Si vous ne faites pas de contrat, comment cadrez-vous la relation avec le bénéficiaire du coaching ?

La notion de contrat et les différentes formes que cela peut prendre montrent la diversité des pratiques. Contrat oral avec des particuliers, écrit en entreprise et à y regarder de plus prêt pas si simple. En effet en entreprise si le contrat est écrit, il n’est pas toujours cosigné lorsqu’il s’agit de coaching d’équipe par l’ensemble de l’équipe, pas plus qu’il ne l’est pour des étudiants qui bénéficient d’un coaching contractualisé avec les écoles…

Pouvez-vous préciser quels types de thématiques traitez-vous qui permettent un rythme de séances tous les 15 jours ou toutes les 3 semaines ?

L’intervalle entre les séances a plutôt tendance à être de 15 jours en début de cycle de coaching puis tend à s’espacer après.

Cet intervalle est aussi le reflet d’une adaptation du coach à la thématique du coaché dans le cadre de coaching de performance ou lorsque la date butoir pour atteindre un objectif est un des enjeux

Quels sont les outils nouveaux, issus du coaching ou des pratiques complémentaires, que vous avez expérimentés en 2013 ?

Nous pouvons saluer la capacité de chacun d’entre nous à adapter les outils issus d’horizons divers au coaching. Qu’il s’agisse de l’historique jeu des 1000 bornes aux cadres de références plus formels comme la TOB, l’intervention systémique paradoxale, Conflit Dynamic Profile etc…

Vous faites un bilan personnel après un cycle de coaching, comment réalisez-vous ces bilans ?

Les bilans personnels en fin de cycle sont réalisés soit en supervision, soit lors d’un moment de prise de recul du coach. Dans ce cas, le bilan peut être écrit ou rester au stade de la réflexion. Partageons quelles questions particulièrement pertinentes : Que s’est-il passé dans ce coaching qui ne sait jamais passé ailleurs pour moi ? Qu’ai-je développé de nouveau ? Ai-je eu du plaisir ?

Cette démarche nous permet de développer notre professionnalisme au niveau posture, technique, connaissance de soi…

Quel(s) indicateur(s) vous permet de dire que vous avez réussi votre coaching?

Et comme une évidence, le principal indicateur est le retour du coaché !!! suivi par l’atteinte des objectifs. En même temps la pratique de l’évaluation semble perfectible.

La clôture d’un coaching professionnel individuel fait l’objet d’une évaluation écrite, par qui est-elle rédigée (coach, coaché, donneur d’ordre) ? Avec qui est-elle réalisée (coach, coaché, donneur d’ordre) ?

En terme d’évaluation d’un cycle de coaching individuel, si plusieurs pratiques cohabitent, il se dégage malgré tout une tendance à la réalisation d’une évaluation plutôt écrite par le coaché, consécutive à une séance de clôture.

En matière d’évaluation d’un cycle de coaching collectif, l’évaluation est également réalisée. Par contre, la rédaction est plutôt le fruit du travail du coach en collaboration avec l’équipe

Comment percevez-vous l’évolution de votre pratique dans les 2 ans qui arrivent ?

Au regard de la diversité des réponses, pas simple de dégager une tendance et pourtant, nous sommes un certain nombre à appréhender l’évolution de notre métier aux deux extrémités d’un même axe : d’un côté l’individu avec du Life coaching et de l’autre le collectif pour franchir les événements et autres difficultés à venir.

Quels types de veille utilisez-vous pour vous informer sur les évolutions du métier et des pratiques de coaching ?

Dans le top trois évidement le net, suivi des fédérations et autres groupements de professionnels, puis le réseau.

Quels sont le/les éléments factuels qui orientent votre manière de vous faire superviser en coaching ?

La clé d’entrée dans une démarche de supervision relève aussi bien d’une forme d’obligation déontologique (« c’est demandé alors je le fais… ») que d’un choix librement consenti pour progresser dans sa pratique. Le recours à un superviseur est pour l’essentiel lié à la résolution de difficultés ou le souhait de lever des doutes dans sa pratique de coach.

Quant au choix du superviseur, pour la majorité d’entre nous, nous le choisissons parce que nous le connaissons et lui faisons confiance.

Nous ne pratiquons quasiment pas la supervision à titre préventif et au mieux en fin de cycle de coaching pour capitaliser sur une récente expérience.

Quant à la réinventer, cela passerait d’abord par mieux la cerner aujourd’hui car les contours restent encore flous avant de lui donner des formes ultra légères, dans une version flash, mobiles, permettant des allers-retours lorsque cela le nécessite, comme une plateforme que nous pourrions joindre en cas de besoin, par téléphone, par mail…

En conclusion, ce qui nous semblerait absurde serait de vouloir faire demain la même chose en espérant des résultats différents. C’est dans l’action que nait le changement.

Faire de son mieux, çà commence par  retrouver l’envie d’avoir envie, même si nos désirs ne se réalisent pas tout de suite. On va peut-être moins loin qu’on voudrait, mais c’est toujours plus loin qu’au point où on était.

En terme d’outils, le principal n’est pas le test X, le jeu Y, l’exercice Z ou la grille d’analyse T. Le principal outil c’est le coach lui-même. L’autonomie est un des bénéfices du coaching.

On entreprend une action de coaching pour trouver du sens à ses actes et donner du sens à sa vie. Michel Ruiz n’a pas tort quand il affirme : « L’inaction est notre manière de nier la vie »

Article signé par DDT coach individuel, d’équipe et de performance, certifié auprès du centre international du coach (Certification Niv II, Certifié ISO 9001  inscrite au RNCP, Répertoire National des Certifications  Professionnelles)

Alors tout cela vous semble sérieux ?

Prêt à vivre un coaching professionnel en 2015 et … à changer de vie ?


Vous avez vécu un coaching professionnel et cela vous a été utile ? 
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